Mars 2008

Nurseries

Un véritable hôpital de la charité. Dans la brûlante Andalousie, un dispensaire visionnaire, la clinique San Rafael de Cadiz, a décidé d'améliorer le quotidien de ses patients... en obligeant ses infirmières à porter des mini-jupes. Nul doute qu'une perfusion ou une piqûre passe mieux face à une petite culotte.

Visiblement préoccupée de la santé de ses malades, la direction s'est montrée inflexible face aux doléances des gardes-malade refusant d'étrenner leurs gambettes : soins en pantalon = fin des gratifications ! Les primes de salaire seront donc suspendues pour celles qui arborent l'uniforme traditionnel, 'un pyjama informe aux insignes de l'établissement'rapporte avec gourmandise El Pais.

Coiffe et cotte obligatoires pour les nurses : l'intitiave, qui devrait revigorer plus d'un gisant, a suscité un tollé de protestation parmi les employées, furieuses d'être considerées comme des 'objets décoratifs'. Une trentaine de ces suffragettes, 'travaillant depuis près de 30 ans pour la maison', se sont dit prêtes à aller jusqu'à la grève pour ne pas 'montrer leurs formes dans l'exercice de leur travail'. Parce qu'on ne soigne pas le mâle par le mal ?

(Crédit photo : East lothian museum/flickr)

L'école des faunes

Le batifolage champêtre en toute légalité bientôt une réalité ? Merci à la municipalité d'Amsterdam qui a décidé d'autoriser à partir de l'été prochain, les ébats bucoliques dans le plus grand jardin public de la ville, le parc Vondel. Seule condition : que ces galipettes en pleine nature aient lieu de nuit.

Le jardin consacré au 'poète et dramaturge Vondel' comme le précise l'Office du tourisme, est situé en plein coeur de la capitale, à deux pas des musées Van Gogh et Rikjsmuseum. Vondelpark est en outre 'fréquenté chaque année par près de 10 millions de touristes', ne manque pas de préciser perfidement le quotidien espagnol 'El Pais', visiblement envieux de l'initiative néerlandaise.

Jusqu'alors, forniquer incognito dans le havre de verdure favori des Hollandais -et de leur progéniture- était synonyme d'amende pour les amoureux audacieux. Mais la cabriole pastorale étant devenue une marotte, notamment parmi la communauté homosexuelle, il a fallu se montrer 'pragmatique', dixit la mairie. Sans oublier que les pandores sont rarement dotés d'une vision de lynx. Résultat : on a décidé de 'dépénaliser' aussi sec la gaudriole nocturne.

Au final, le périmètre de lutinage est circonscrit à la 'roseraie', déjà lieu de rendez-vous privilégié des gays un tantinet exhibitionnistes. Après le paradis des cyclistes, bienvenue dans celui des satyres ?

(Crédit photo : Frank Roeland/flickr)

Viagrozy

Après l'accélérateur de particules, le carburateur pour testicules. Mis au point par le -merveilleux- Professeur 'Wunderbar' (Wonderbra ?), commercialisé par la -stimulante- société suisse 'Tizer' et pieusement baptisé 'SiXtine', un médicament  censé 'booster la masculinité' des mâles en berne faisait récemment une tonitruante apparition sur le www hexagonal. 

Annoncé pour le 14 février avec un fort accent bavarois par le bon docteur Otto, le 'miracle de la siXtine' a aussitôt enflammé la curiosité des bloggueurs et autres journalistes égrillards, qui n'ont pas tardé à se demander qui se cachait derrière ladite pilule. Viagra Bis ? Ou canular anonyme ?

Entre stéthoscope et stroboscope figurait ainsi sur le site de présentation de 'siXtine' la vidéo d'un certain Nicolas S., 53 ans, témoignant, avec force sautillements et tics nerveux, des bienfaits de 'SiXtine' sur ses propres troubles du corps caverneux. Mise en ligne sur dailymotion, cette parodie à peine voilée de l'omniprésident a provoqué ricanements grivois et gloussements de la France d'en bas, comme d'en haut.

Un joli coup marketing. En fait de turbo masculin, la fameuse dragée n'était qu'une publicité déguisée, troussant les mérites d'une chaîne de voitures de location : 'Sixt'. Un autre genre de belle 'cyclindrée' donc... Viagraliser l'Elysée, une affaire qui roule.

 

(Crédit : LaureandEvan/flickr)

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